15 mai 2007

La Sestina

    Musicien raffiné, le prince Gesualdo de Venosa n’aimait pas l’ombre du confessionnal qui trichait avec la lumière. Il n’aimait pas non plus les lumières trop vives des sensualités radieuses. Une nuit, il patienta jusqu'à ce que la lune au dernier quart fût dans le signe du lion pour, avec ses mercenaires, tuer sa cousine d’épouse et son amant. Si les mœurs d’antan le disculpèrent aisément, il chercha la paix de l’âme en faisant tout de même édifier trois églises et deux couvents. Son œuvre à la limite du silence tiendra ses auditeurs en alerte des siècles durant.

Silences




Posté par mirmi à 00:10 - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur La Sestina

  • Cette histoire te ressemble (doit-on être rassuré ?) (ils sont audibles les madrigaux ?)

    Posté par Flivo, 15 mai 2007 à 22:31 | | Répondre
  • Heureusement, c'est de l'histoire ancienne...

    (J'ai trouvé sur la toile, cinq morceaux interprétés en solo, au vibraphone ... bbll^^
    je vais chercher encore ``))O

    Posté par mirmi, 15 mai 2007 à 23:25 | | Répondre
  • chuttttt
    je ne fais que passer...
    vous chuchottez bien tous les deux !
    construire pour expier !

    Posté par evamarine, 16 mai 2007 à 09:56 | | Répondre
  • Passer par ce dédale veut dire ... que tu précèdes celui/celle qui te suit.

    Posté par mirmi, 17 mai 2007 à 00:21 | | Répondre
  • TOUT ART EST EXPIATION

    Il passait, donc, comme le héros de Vian "le plus clair de son temps à l'obscurcir" … L'écriture en particulier, la création artistique en général, relève souvent d'une expiation, tant des crimes et des erreurs que nous avons pu perpétuer, que de ceux que nous n'avons pas osé accomplir et dont le regret nous lancine …

    Posté par Poetic Gladiator, 21 mai 2007 à 17:06 | | Répondre
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