04 septembre 2007

Kαίω

    Avec son trident, le dieu furibond auguillonne ses chevaux. Les champs, les plages, les villes et même les vieilles montagnes, tout cela s'est recroquevillé sous l'orage de fer et de cendres. On jure des neuvaines à la sainte de la Grotte qui se souvient d'un coup qu'elle est Amphitrite; agite alors doucement ses voiles pour qu'il tombe dans ses lignes, fauché en plein galop. Cette nuit là ne fût certainement pas des plus courtes. Les poissons frétillants que le sel saupoudrait, glissèrent le long des toitures, sans qu'ils puissent les retenir...


Posté par mirmi à 00:44 - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Kαίω

    C'est exactement cela ! (c'est comme si tu y étais).

    Posté par Flivo, 04 septembre 2007 à 08:40 | | Répondre
  • (Les racines plongent dans les couches anciennes et se ramifient)

    Posté par mirmi, 04 septembre 2007 à 20:43 | | Répondre
  • elle y était...c'est sûr !
    bises douces

    Posté par evamarine, 06 septembre 2007 à 07:48 | | Répondre
  • pour sûr que tu peux assister l'Historien , tu peux même faire " barde " de l'Empire !

    Posté par zivvoug, 11 septembre 2007 à 07:01 | | Répondre
  • evamarine > Eh oui (on voit loin d'une terrasse). Je t'embrasse.
    zivvoug > Je chanterais ses satires !

    Posté par mirmi, 11 septembre 2007 à 12:27 | | Répondre
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