27 septembre 2007

Lettera Bi

    "Par une terre d’Ombre et de rampes sanguines nous retournions aux rues. Le timon de l’amour ne nous dépassait pas, ne gagnait plus sur nous. Tu ouvris ta main et m’en montras les lignes. Mais la nuit s’y haussait. Je déposai l’infime vers luisant sur le tracé de vie. Des années de gisant s’éclairèrent soudain sous ce fanal vivant et altéré de nous." "Banc d’ocre" /  René Char(Œuvres complète, Bibliothèque de la Pléiade, 1995)  
Posté par mirmi à 15:02 - Commentaires [5] - Permalien [#]