26 février 2007

Battu par l’écume

  Ici, c’est le sale temps qui nous protège. On est fou de ciel de tempête quand rien n’est plus délectable qu’une intempérie. Au cœur des vallées téléphériques qui abritent les rapaces, les gonds des roches calcaires crissent. A chaque fois c’est la même chose : à l’annonce du crachin, les hommes de la surface allument des cierges pour le culte des averses. Alors la grêle mitraille leurs plus gros avions et les gouttes inondent puis noient leurs villes fleuries de géraniums. Un archipel émerge après le déluge, dans ce bassin d’eau chaude où d'un îlot (sur pilotis) à l’autre se répondent les mugissements des troupeaux, comme une lamentation...

Posté par mirmi à 22:08 - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Battu par l’écume

    Wouw quel paysage !

    Posté par Flivo, 27 février 2007 à 08:05 | | Répondre
  • J'ai gratté une carte en relief...

    Posté par mirmi, 27 février 2007 à 18:32 | | Répondre
  • DE NOUVELLES TERRE D'ÉCRITURE

    Beau, mystérieux, salutaire … Se moquant des doctes dogmes, l'os jamais ne cède la place au muscle. Continuez de défricher de nouvelles terres d'écriture.

    Posté par POETIC GLADIATOR, 01 mars 2007 à 03:37 | | Répondre
  • "L'os jamais ne cède la place au muscle"... ça m'inspire beaucoup. Permettez-moi de me pencher la-dessus, une prochaine fois.

    Posté par mirmi, 05 mars 2007 à 00:03 | | Répondre
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